Corps d'Élite, Haute technologie, secret défense

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« Le soldat français de demain s’appelle « félin », un acronyme signifiant « fantassin à équipement et liaison intégrés ». Si, dans le feu de l’action, son visage est noirci, son barda futuriste doit lui permettre d’optimiser ses capacités de mouvements et d’action. Doté d’une interface homme-machine, il peut localiser chacun de ses coéquipiers, de nuit comme de jour, voire tirer dans les coins, grâce à son viseur à vision déportée.

Le félin en action – dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler celle des jeux vidéo guerriers – est l’une des attractions de Haute technologie : secret défense, cinquième volet de la série « Corps d’élite », produite par Films concept. Si le félin oeuvre surtout en milieu urbain (guérilla oblige, cet univers représente 80 % des zones de conflit, et ses principales victimes sont, dans les mêmes proportions, des civils), les gestionnaires de champs de bataille « classiques » sont aussi friands de nouvelles technologies.

Grâce à la NEB (numérisation de l’espace de bataille), les informations tactiques sont disponibles en temps réel à tous les étages de la hiérarchie. L’objectif : décider et agir plus vite que l’adversaire. « Les technologies de l’informatique s’étendent désormais à l’ensemble des forces armées », souligne Jean-Pierre Dervaux, ingénieur général à la délégation générale à l’armement (DGA). Cette part des développements militaires au sol est prise en charge par le Centre d’électronique de l’armement (CELAR), installé à Bruz, en Ille-et-Vilaine, qui investit dans le domaine de la guerre électronique, des systèmes spatiaux, et, dans la sécurité, des systèmes d’information.

Cornaqué par des membres de la délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD), le réalisateur Stéphane Druais a pu franchir les grilles de ce domaine de 120 hectares hautement protégé. « Il n’y a pas eu littéralement de censure, confie-t-il. Les conditions ont été assez ouvertes pour respecter le cahier des charges. Haute technologie : secret défense est un documentaire grand public à vocation de divertissement. » Un responsable de la chaîne Planète confie cependant avoir eu « l’impression de ne pas avoir fait le tour de la question ».

Le film, impeccablement réalisé, est aussi une aubaine pour l’armée, qui a fourni 30 % des images, plus habituée à communiquer sur ses produits avec des institutionnels qu’auprès du public. Est-ce pour cette raison que l’avion de chasse Rafale y fait l’objet d’une pluie d’adjectifs laudateurs : « Polyvalent, discret et intelligent » ? »

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